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Poster Autohypnose et Sport CFHTB 20192019-10-15T16:00:25+00:00

Contexte d’objectifs

La définition des objectifs reste un élément primordial et inexploré.

Les problèmes auxquels les athlètes sont confrontés sont souvent liés à la performance et notamment aux objectifs d’amélioration. Cependant nous pouvons considérer également les demandes génériques qui restent inhérentes à l’ensemble des sportifs (ves) comme la gestion des émotions, la gestion du stress, la confiance en soi, l’amélioration, la concentration, le retour à la motivation et la prise en compte des douleurs physiques.

La notion de définition d’objectif reste un élément primordial et inexploré des protagonistes. Souvent ils se contentent de définir leur souhait premier sans prendre en compte le cadre et le contexte dans lesquels ils pratiquent et ont également pour certains, quelques difficultés à les formaliser. La représentation de leur objectif reste souvent d’ordre arithmétique et ne prend pas forcément en compte les étapes intermédiaires qui pourraient favoriser la finalisation de leurs réels besoins.

Pourquoi ne pas poser les éléments nécessaires à une progression avant de penser à une valeur chiffrée représentant l’objectif suprême ou la performance parfaite ?

Les bénéfices de l’autohypnose : une aide sur mesure

Un apprentissage adapté aux demandes et dédié aux objectifs.

Dans ce sens, proposer un apprentissage adapté à leurs demandes et dédié à leurs objectifs, peut améliorer dans un temps relativement court, non seulement leurs capacités et leurs compétences mais aussi la reconnaissance de leurs ressources physiques. Ce contexte d’accompagnement permet d’appréhender de façon spécifique les difficultés particulières auxquelles les athlètes de haut niveau sont confrontés.

Le sportif peut devenir progressivement acteur de sa préparation et autonome dans ses apprentissages. Le champ des possibles s’ouvre et de nouvelles expériences peuvent être mises en place pour permettre des choix plus adaptés et pour retrouver du plaisir dans la pratique.

L’autohypnose dans la pratique sportive : vers la potentialisation des compétences…

Un apprentissage individuel et collectif – L’émergence de l’autonomie

“Je me suis concentré sur un son et je n’entendais plus les autres ….”

Durant ces deux dernières années nous avons mis en place une planification d’une séance par semaine environ et un accompagnement permettant un suivi sur la préparation des compétitions. Au cours de ce travail commun et après les bons résultats des nageuses, l’accompagnement s’est réalisé sur la préparation du championnat de France.

Les différentes séances réalisées ont été orientées sur les compétitions par des entretiens collectifs et des séances dédiées à la gestion du stress, la confiance en soi, la relaxation et l’imagerie mentale, élément important pour notre activité. Tout en expliquant aux nageuses les objectifs de travail et comment nous tendions vers leur autonomie, nous étions dans une phase d’apprentissage, d’expérimentations et d’adaptation des exercices, que les nageuses réalisaient en séance et hors séance suivant une progression relative aux objectifs et aux demandes.
Le premier aspect de cette progression a été la “La séance de l’animal fétiche”. Le principe pour le groupe a été de choisir un animal qui pouvait représenter le collectif et qui soit commun à toutes les nageuses. Ce travail a fait “naître” un loup aux yeux bleus et chacune des nageuses a reçu une petite peluche qui a été “intégré” dans plusieurs séances notamment celles du « bouclier » et de “la réussite”.

Le second aspect concerne la préparation du championnat de France qui s’est orientée sur des entretiens individuels et sur l’élaboration d’un plan de séances intégrant la gestion du stress, la confiance, la relaxation et l’imagerie mentale. Après un travail croissant, chaque nageuse a pu pratiquer en autonomie les exercices dédiées à leur programme de compétition.
L’appropriation des exercices par les nageuses et l’individualisation des outils dédiés à leur problématique ont  permis aux nageuses une progression autonome et une capacité à trouver les ressources dont elles avaient besoin. Si les nageuses ont été très réceptives au travail proposé, l’émergence de leurs compétences s’est effectuée étape par étape jusqu’à être actrices de leur préparation.

Isabelle P.

L’autohypnose a de nombreux impacts dans la pratique sportive et notamment la gestion de douleurs physiques

Ma participation à l’Ultra Trail de 177 km du Golfe du Morbihan m’a amené à suivre une préparation spécifique. Pendant 4 mois nous avons échangé et construit un programme incluant l’apprentissage de l’autohypnose comme hypothèse de solutions.

Les séances ont suscité certains changements sur ma préparation et m’ont permis de faire émerger des idées nouvelles sur des problématiques que je rencontrais comme la concentration, la motivation et la gestion de douleurs physiques, problème récurrent pour moi sur ce type de course.

L’apprentissage s’est aussi effectué grâce aux enregistrements audio avec lesquels je travaillais et qui ont participé dans la prise en compte de mes ressources sportives et à ma progression.

Durant un moment difficile de la course, mes problèmes de douleurs abdominales ont trouvé des solutions avec l’exercice du “gant magique” en me servant d’une représentation relative à une période clé de ma vie passée.

Alexandre S.

Le bouchon

Un exercice qui permet notamment de réduire les tensions musculaires et de diminuer la fréquence cardiaque. Prenez un bouchon de stylo. Après avoir sectionné la tige, positionnez-le entre vos lèvres...

L’apprentissage de l’autohypnose pour les sportifs (ves) favorise l’imagerie mentale

La notion d’orientation sensorielle du (de la)sportif (ve) qui fait référence aux canaux sensoriels : VAKOG,est primordiale dans l’apprentissage de l’autohypnose. Ils regroupent en quelque sorte nos perceptions et coïncident avec nos capacités à percevoir le monde qui nous entoure. Ces “filtres intimes” nous permettent notamment de nous repérer temporellement, de mémoriser plus facilement une situation, un endroit ou une personne et de faciliter nos habiletés mentales.

Suite aux différentes études réalisées sur l’imagerie mentale, Il est faux de dire que le cerveau ne fait pas la différence entre un mouvement réalisé physiquement et un mouvement simulé mentalement. Néanmoins imaginer un mouvement et réaliser un mouvement vont activer des régions communes du système nerveux.

Ce qui veut dire que lorsque nous allons nous projeter dans la construction d’une représentation mentale, nous allons activer les mêmes régions que celles qui sont responsables du mouvement. Ce sont, en l’occurrence, les réseaux de la préparation, de l’exécution et du contrôle du mouvement. D’un point de vue pratique de nombreux résultats ont mis en évidence les bénéfices que l’imagerie mentale peut apporter en termes d’apprentissage et de performance mais également sur la stimulation de la motricité et sur les performances motrices comme nous le montre l’étude de Nicolas BRUNEAU (1) et la thèse de Nicolas ROBIN (2).

Revenons au domaine sportif et examinons le modèle d’imagerie PETTLEP qui nous donne une approche pratique de l’imagerie mentale permettant d’être la plus proche possible de la tâche réalisée. Ce modèle élaboré par Holmes et Collins (2001) s’appuie d’une part sur le principe de l’équivalence fonctionnelle (Grèzes, Fonlupt, & Decety, 2000), et d’autre part sur la théorie bio-informationnelle de Lang (1977,1979). Ce modèle repose sur sept points d’équivalence fonctionnelle qui interagissent sur l’imagerie motrice mais également entre eux.

Concernant la construction d’une séance, tous les canaux sensoriels: visuel, kinesthésique, auditive, olfactive, gustatif doivent être utilisés pour favoriser la représentation de la tâche. De même les aspects émotionnels, que la pratique sportive peut induire, ne peuvent être excluent de cette approche. Enfin, le temps d’exécution mentale doit être réalisé d’une façon similaire à l’exécution réelle des actions afin d’accéder aux mêmes représentations. La mise en place de séances s’orientera progressivement vers une implication de l’athlète, une adaptation et une appropriation du travail d’imagerie, ceci lui permettant d’individualiser son travail et de devenir autonome dans l’élaboration de scripts où il pourra intégrer des données significatives et personnelles. Nous distinguons les analogies entre cette approche d’imagerie mentale, le modèle PETTLEP, et la pratique de l’autohypnose notamment concernant les mécanismes d’utilisation des canaux sensoriels. Nous pouvons également voir que ces deux pratiques partagent les mêmes approches permissives et singulières de l’individu. Enfin, celles-ci conduisent à ce que l’athlète puisse devenir acteur de sa préparation et autonome dans ses démarches de préparation.

(1) Nicolas BRUNEAU – Essais de visualisation mentale du mouvement en neurologie périphérique (2010/2011)
(2) Nicolas ROBIN – Imagerie mentale et performance motrice – Thèse de l’Université de Poitiers (2005)

L’interrupteur

Séance “d’Eau”

Une modification des repères proprioceptifs et sensoriels.

Se former à l’autohypnose

L’apport de l’autohypnose, si elle est utilisée en totale connaissance et si le pratiquant est formé à cet apprentissage, favorise la reconnaissance, le contentement et la résilience de ses initiatives sportives, minimums soient-elles.

Se Former