8 – S’acclimater à l’altitude

Lorsque l’on fait de la randonnée de haute montagne, il arrive régulièrement de franchir un dénivelé de 1000 mètres en une seule et même journée. Ce dénivelé peut se faire rapidement et sur une courte distance (comme lorsque l’on grimpe en ascension verticale à flanc de montagne ou que l’on monte des escaliers escarpés en peu de temps) ou s’étaler dans le temps (comme lorsque l’on passe une journée de randonnée à alterner descente et montée pour passer d’un côté à l’autre de la vallée).

Quelle que soit l’intensité, fractionnée ou non de ce dénivelé, la règle d’or du randonneur de haute montagne consiste à s’acclimater : s’habituer à l’altitude, progressivement et à chaque nouvelle étape du parcours. Le nouvel environnement entourant ce refuge atteint après 500 ou 1000 mètres de dénivelé peut sembler similaire en apparence à ce que l’on a connu, mais se vit pourtant différemment dans le corps. La randonnée du jour a demandé un effort important. Nos cinq sens ont été stimulés avec ces montagnes à perte de vue, ce calme paisible rythmé par le bruit de nos pas, ces pieds qui foulent la terre et s’ajustent aux irrégularités du sentier qui sillonne la montagne, et ces odeurs de pins, de terre battue ou d’air pur qui entrent par nos narines et stimulent notre système respiratoire, olfactif et gustatif…

Beaucoup d’énergie a été dépensée. Il nous faut prendre le temps nécessaire pour nous acclimater. Habituer le corps et l’esprit à cette nouvelle altitude pour éviter le mal des montagnes. Adopter un nouveau regard sur les choses qui nous entourent, depuis un point de vue différent. 

Après l’effort vient donc le temps de pause. Une décélération après l’accélération. Une décroissance après la croissance pour aider notre système à trouver son équilibre et nous poser les bonnes questions :

  • Comment est-ce que je me sens à cette étape du parcours ? Physiquement mais aussi psychologiquement.
  • A combien mon réservoir d’énergie est-il rempli ? (par exemple sur une échelle de 0 à 10) Si moins de 5 : de quoi ais-je besoin pour retrouver de l’énergie ? Si plus de 5 : que puis-je faire pour utiliser cette énergie encore disponible d’une bonne façon pour moi ?
  • Mon rythme actuel me convient-il ? Dans les prochains jours et plus largement à l’avenir, comment puis-je l’ajuster au mieux pour équilibrer la balance entre mes besoins et mes ressentis?
  • Où est-ce que je me situe par rapport aux objectifs que je me suis fixé ? Si cela est nécessaire, comment réajuster ma trajectoire?

Amandine Laurent

Par |2020-08-14T19:11:48+00:00avril 29th, 2020|Autohypnose coopérative, Coronavirus|